Le souffle

Envoi de publication - enregistrement no. 10338

Langue de travail à l'Hôpital H. H. Williams Memorial

La direction de l'hôpital s'explique

Il y a deux semaines, L’Aquilon révélait qu’un employé de l’hopital H. H. Williams Memorial avait été réprimandé pour avoir conversé en français avec un collègue de travail. Aujourd’hui la direction de l’hô- pital donne sa version.

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Le maire d'Inuvik à table avec l’'AFDM

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Oil on Ice

Désolant exem- ple états-unien

Bo Boudard a réalisé un documentaire- choc sur les conséquences du développe- ment de l’industrie pétrolière en Alaska. Rencontre avec un passionné.

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Éthique, la fourrure?

Fourrure naturelle ou synthétique ? La première serait un choix écologique selon certains et immoral pour d’autres.

S ommaite

Éditorial Page 4

Horoscope Page 12 Mots croisés Page 12

Offres d'emploi Page 11

francophone

des

Territoires

lAr

a C.P. 1325 Yellowknife, T.N.-O., X1A 2N9

d u

Nord-Ouest

Batiste W. Foisy \L'Aquilon

Le Snowking, Tony Foliot, au boulot pour son peuple.

Radio-Canada présente

sa stratégie régionale

L tienne Alary

À quelques semaines du dépôt du prochain budget fédéral, les dirigeants de CBC/Radio-Canada ont mis leurs cartes sur la table, le 3 février dernier, alors que leurs doléances financières ont été présentées au Comité permanent de Patrimoine canadien.

La société d’État a dévoilé sa «Stra- tégie de reflet local et régional»; une stratégie qui avait été présentée, en décembre dernier, à la ministre du Pa- trimoine canadien, Liza Frulla.

« Dans les années 90, les réductions massives de notre financement par le gouvernement ont forcé CBC/Radio- Canada à faire des choix très difficiles en matière de programmation. Mais nous sommes maintenant déterminés à re- construire nos services à l’échelle locale et régionale, et ce plan décrit en détail comment et à quel prix nous comptons y arriver », d'affirmer le président-di- recteur général de CBC/Radio-Canada, Robert Rabinovitch.

Ce plan d’action permettrait donc

une décentralisation, autant du côté de la radio que de la télévision, et ce, à CBC et à Radio-Canada. Cette stratégie vient ainsi corriger les lacunes en matière de couverture géographique et de program- mation locale et régionale de CBC/Ra- dio-Canada. Concrètement, elle donnera aux Canadiens un meilleur accès aux émissions locales et régionales, que ce soit en matière d’information, de culture ou d'actualités, et d’une façon différente des radiodiffuseurs privés.

« La réussite de notre stratégie [...] repose sur un financement prévisible et pluriannuel », a avancé le vice-prési- dent principal à la Télévision anglaise, Richard Stursberg.

Pour la mettre en œuvre, les dirigeants espèrent obtenir un montant additionnel de 34,4 millions de dollars lors de la pre- mière année, 61,2 millions $ la seconde année et quelque 82,8 millions de dollars, par année, pour la troisième année et les années suivantes.

Du côté francophone, à la radio, cette stratégie permettrait « la diffusion de six

WWW.a0u1l1O

bulletins régionaux les week-ends entre 12h et 18h en renforçant les effectifs Journalistiques », stipule la stratégie.

À la télévision, on ajouterait des équipes en Atlantique, à Québec et dans l’Ouest, ce qui permettrait l’ajout d’un téléjournal magazine en Ontario et à Québec et l’ajout d’un téléjournal midi pour l’ Ouest, l’Ontario et l’ Est du Québec

On préconiserait également la création de bureaux Journalistiques radio-télé à certains endroits, dont Yar- mouth (Nouvelle-Écosse), Summerside (Ile-du-Prince-Édouard), Saint John (Nouveau-Brunswick), London (Onta- rio), Brandon (Manitoba) et Kelwona (Colombie-Britannique).

Tous les nouveaux journalistes se- raient appelés à produire des reportages tant pour la radio que la télévision. De plus, les dirigeants n’ont pas nié que les journalistes pourraient également

Radio-Canada

Suite en page 2

2 L'AQUILON, 11 FÉVRIER 2005

Satiste VO. Foisy

Reprise des travaux

Au moment vous lisez ces lignes, les travaux de l’Assemblée législative des TNO ontrepris. La session s’est ouverte mercredi le 9 janvier. Le lendemain le discours sur le budget a été prononcé par le ministre de s Finances, Floyd Roland.

Hotel à Holman

À la mi-janvier, la député de Western Arctic, Ethel Blondin-Andrew, a annoncé que le gouvernement fédéral verserait 196 000 $ à la Holman Eskimo Co- operative en vue de la construction d’un hôtel, d’un restaurant et d’une boutique de souvenir à Holman. L'hôtel devrait avoir une capacité de huit chambres et le restaurant devrait pouvoir accueillir 49 convives. « La construction de l’hôtel devrait créer de nouvelles possibilités touristiques et aider à mettre en place les services visant à favoriser le développement économique », a indiqué la député Blondin-Andrew, au moment de l’annonce. Située sur l’île Victoria, dans l’océan Arctique, la communauté de Holman compte environ 400 habitants.

Juge en chef

La Cour territoriale des TNO a un nouveau juge en chef. Brian Bruser remplacera désormais Michel Bourassa qui prend sa retraite. Le Juge Bruser siège à la Cour territoriale depuis 1989. La Cour territoriale est une cour qui s’occupe tant d’affaires criminelles que civiles. C’est, entre autres, à cette cour que sont entendues les affaires relatives à la loi familiale. Le rôle du juge en chef est de donner leurs affectations aux juges de la Cour.

Cocaïne

La Gendarmerie royale du Canada a procédé à deux saisies de cocaïne la semaine dernière. Premièrement, le 3 février, le chien d’un résident de Yellowknife a découvert un sac de cocaïne. Le propriétaire du chien à ensuite alerté la GRC qui a ensuite saisi la drogue.Puis, le 7 février, une enquête conjointe mené avec le Service de police d’Edmonton a mené à la découverte de 183 grammes de cocaïne sous forme de roches de crack à Hay River. La drogue avait une valeur de revente de 44 000 $, selon la GRC. Cinq individus, Shannon WhitFord, Annette Whitford, August Poitras, Darlene Ross et Henry Beaulieu, ont été arrêté relativement à cet affaire. Rien n’indique que les deux affaires soient liées.

Au Japon

Un groupe de musique folk de Yellowknife représentera le Canada à l’ Exposition internationale de Aishi au Japon, qui aura lieu cet été. Ceilidh Friends se produira lors de différents événements tout au long de l’exposition. La formation composée de Moira Cameron, Steve Goff, Dawn Lacey et Steve Lacey est bien connu pour ses chansons qui marient une vaste gamme d’instruments acoustiques à des harmonies vocales. Le groupe qui sillonneles TNO depuis plus de 15 ans a déjà deux albums à son actif et travaille présentement sur un troisième.

Suite de la page 1

être invités, à l’avenir, à couvrir un événement autant pour Radio-Canada que pour la CBC. « Il est vrai que certaines techno- logies ont permis de gérer les ressources de façon intelligente », a lancé le vice-président de la Radio française et des nouveaux médias, Sylvain Lafrance, en faisant allusion à Ot- tawa, Radio-Canada et la CBC partagent les mêmes bureaux. Il a insisté

Satiste VO. Foisy

Un projet de loi visant à abolir la taxe d’accise sur les bijoux est présen- tement débattu au Parle- ment canadien.

La taxe d’accise, plus communément appelée taxe de luxe, est une taxe

Radio-Canada

sur le fait que cela était possible temps et aussi longtemps que « l’envi- ronnement de travail est respecté ».

Le vice-président prin- cipal à la Télévision fran- çaise, Daniel Gourd, a ajouté que « d’ici cinq ans, nous aimerions que tous nos Journalistes par- lent les deux langues, ce qui permettrait de partager les ressources à meilleur escient, d’offrir

une meilleure couverture du monde ».

Cette initiative éviterait des déboursés addition- nels engendrés par l’envoi d’un « doublon ». «Il y a deux cultures dans ce pays et nous voulons continuer à les servir le mieux que nous le pouvons », a-t-il lancé.

Parmi les autres ini- tiatives qu’aimeraient implanter Radio-Canada, mentionnons l’ajout d’une

Diamants

Vers la fin de la taxe de luxe?

Le parti Conservateur a présenté un projet de loi à la Chambre des communes

qui pourrait stimuler l’industrie locale du diamant.

de 10 % imposée sur les bijoux. Quand elle a été introduite au lendemain de la seconde Guerre mondiale, une taxe d’ac- cise était aussi applicable sur certains biens comme l’alcooletl’essence. Mais ces taxes ont été tour à

tour abolie au cours des dernières années. Il ne reste plus que les bijoux qui demeurent touchés par elle.

Pour l’industrie flo- rissante du diamant, la possibilité que cette taxe soit révoquée est per-

First Air | et lation des

le Musique

des TNO

présentent :

ANDRE LAPLANTE

pianiste de concert canadien français de renommée internationale, gagnant d’un JUNO

Au Centre des Arts et de la Culture du Nord (NACC):

e Samedi, 26 février à 19 h 30. Tous les billets sont 26 $ e Dimanche, 27 février à 13 h 30. Adultes : 26 $; Enfants de 18 ans et moins: 16 $

e Dimanche, le 27 février à 16 h: Cours de Maître. Prix à déterminer.

Les billets sont en vente à Gallerie Birchwood, à la Maison Laurent-Leroux,

ainsi qu’à l’École Alain St-Cyr

Monsieur Laplante a été comparé à Horowitz, Ashkenczy et Rudolph Serkin.

Ne manquez donc pas ce pianiste extraordinaire qui interprétera pour nous deux différents répertoires !

é FIRST

THE AIRLINE O Lai NORTH

NORTHWESTEL CABLE

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émission estivale régio- nale, d’un magazine jeu- nesse pour l’Atlantitque et l’Ontario, d’équipes d’affaires publiques ra- dio dans les principales régions du pays, l’accrois- sement de la production de grands plateaux régionaux par année et par grande région (Atlantique, Qué- bec, Ontario, et Ouest)et la diffusion de magazines culturels dans chaque grande région du pays.

çue comme une OCCa- sion d’affaires. « C’est une bonne nouvelle pour nous, affirme le bijoutier de Yellowknife Gordon Humphreys, dont la bou- tique se spécialise dans les diamants canadiens. La taxe d’accise a été abolie sur la plupart des choses et je ne comprends pas pourquoi on la maintient pour les bijoux. Ça ajoute un coût supplémentaire sur les biens importés. Ça ajoute également un coût supplémentaire sur les biens manufacturés au Canada. »

« Il n’y a pas de prix spéciaux sur les dia- mants canadiens achetés, ici, dans la Capitale du diamant. Les touristes américains qui viennent à Yellowknife peuvent acheter les mêmes dia- mants chez eux pour dix pour cent moins cher à cause de la taxe d’accise », raconte celui qui est en affaire depuis 13 ans aux TNO.

Ce projet de loi est une initiative personnelle du député de l’Île de Van- couver Nord, en Colom- bie-Britannique, le con- servateur John Duncan. Critique de l’opposition en matière de ressources naturelles, Duncan est bien connu pour ses prises de positions favorisant la libéralisation des mar- chés.

« Il faut se débarrasser de la taxe d’accise sur les bijoux, car c’est un frein à la croissance économique », dit-il lors d’un entretien téléphonique. « Je suis conscient que mon projet de loi pourra avoir un im- pact positif sur l’économie du Nord ».

Le Jewellery Bill a passé l’étape dela seconde lecture, le 31 janvier, à la Chambre des commu- nes.

La direction de l'hôpital s'explique

L'AQUILON, 11 FÉVRIER 2005 3

Langue de travail à l'Hôpital H. H. Williams Memorial

Il y a deux semaines, L’Aquilon révélait qu’un employé de l’hopital H. H. Williams Memorial avait été réprimandé pour avoir conversé en français avec un collègue de travail. Aujourd’hui la direction de l’hôpital donne sa version.

Satiste VO. Foisy

Le directeur général de la direction de la santé et des services sociaux de Hay-River, Paul Vieira, admet qu’une lettre de blâme a été émise à un employé de l’hôpital H. H. Williams Memorial concernant l’usage d’une langue autre que l’anglais sur les lieux de travail. Mais, ajoute-t-il, «la lettre ne traitait pas exclusive-

ment de la langue. »

De quoi alors parlait- elle ? «C’estune question de ressources humaines bien plus que de langue et je ne veux pas commenter de cas particulier , répond le directeur général. Ce que je peux dire, par contre, C’est que nous n’avons pas de politique qui interdit à notre per- sonnel d'employer quel- que langue que ce soit au

travail. » Selon M. Vieira, la lettre ne figurerait « dé- sormais » plus au dossier de l’employé.

M. Vieira assure que la direction de l’hôpital travaille avec le syndicat afin d’améliorer le climat de travail et ajoute qu’à sa connaissance aucun grief n’a été déposé.

Le directeur général évoque enfin la possibilité que l’hôpital se dote d’une

Le maire d’Inuvik à avec l’'AFDM

Qicky Lyonnais

C’est avec plaisir que l’Association francopho- ne du delta du Mackenzie (AFDM) a accueilli le maire d’Inuvik, Peter Clarkson, à son dîner mensuel, le vendredi 4 février dernier.

Durant son discours M. Clarkson a informé les

francophones et les fran-

cophiles que le mot merci allait être ajoute à la suite des langues officielles à la fin des bulletins mensuels de la ville. Il en a aussi profité pour souligner que deux deses enfants étaient en immersion française à l’école Sir Alexander Mackenzie, mais a ajouté, avec une pointe d’hu- mour, que son défi était

de les aider à faire leurs devoirs !

Le président de P AFDM, M. Claude Ger- vais, a communiqué à près d’une vingtaine de personnes les prochaines activités et événements qui auront lieu dans les mois à suivre.

L’AFDM a comblé les

personnes présentes à ce

Photo : Vicky Lyonnais Claude Gervais gauche) en compagnie du maire, Peter Clarkson.

Affaire Marcel Blanchet

Précisions

Satiste VWO. Foisy

politique mieux défini een matière de langue de travail, afin d’éviter que de tels incidents ne se repro- duisent. M Vieira parle de définir « les paramètres » dans lesquels une langue peut être employée au tra- vail. «Parexemple, quand des gens qui ne sont pas familiers avec la langue sont présents, que devons- nous faire ? Quand la conversation porte sur le

table

dîner avec un très bon buffet et compte renou- veler l’activité le mois prochain.

travail, est-ce que la lan- gue commune devrait être employée ? [...] Je pense que lorsque nous aurons réglé les autres questions, qui ne sont pas liées à la langue, ce sera le temps de réunir le personnel et de voir ensemble ce qui est approprié », dit-il.

M. Vieira se dit enfin déterminé à offrir aux

clients des services de san- de Hay River un service dans leur langue, dans la mesure du possible. «Nos clients proviennent d’un vaste éventail de cultures et de langues et je pense que c’est important que nous reflétions cette réalité et que nous permettions à ces gens d’exprimer leur différence. »

Clinique dentaire Adam

* Service d'hygiene dentaire en français.

* Anne-Marie se fera aussi un plaisir

de répondre à vos questions

concernant vos dents et vos gencives.

Contactez nous au 873-2775

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L'Association franco-culturelle de Yellowknife “Déjà 20 ans! ne invitation à la fête!

Afin de célébrer cet événement, nous vous invitons à un banquet,

suivi de l'orchestre albertain: $

Les FJistans

Date: Le samedi 26 février ieu: Royal Canadian Legion (4709, avenue Franklin) Apéritif: 18h Souper: 19 h

©

de:

Coût: 25 $ / membre: 30 $ / non-membre

Orchestre débute à21h

Joignez-vous à nous lors de cette célébration mémorable!

PS: Confirmez votre présence en achetant votre billet,

avant le 16 février 2005. Maison Laurent Leroux, 5016, 48° rue ou en téléphonant le 873-3292. Aucune vente de billet ne sera faite à l’entrée)

Un de nos commanditaires, First Air, est heureux de nous offrir une paire de billets aller-retour Yellowknife-Edmonton afin que nous fassions une campagne de financement

lors de cette soirée.

De plus, il y aura de nombreux prix de présence.

Dans l’article «Marcel Blanchet purgera sa peine dans la collectivité » paru dans la dernière édition L'’Aquilon (4 février 2005), il est écrit que Blanchet a plaidé coupable a des accusations de vols de plus de 5 000 $. Dans d’autres médias des TNO qui ont couvert l’affaire, la somme de 72 000 $ a été mentionnée.

« Plus de 5 000 $ », correspond au montant à partir duquel une affaire relève de la Cour supérieure et non plus de la Cour territoriale. L’Aquilon a préféré ce montant car, ainsi qu’il a été précisé en Cour, l’exactitude de la somme de 72 000 $, établie aux fins du procès comme la totalité du larcin de Blanchet, demeure encore aujourd’hui difficile à évaluer. C’est en trichant sur son salaire, qu’il se versait lui-même, que l’ancien secrétaire-trésorier de la Commission scolaire francophone de division (CSFD) a pu voler son employeur.

Or, Blanchet a travaillé sans contrat pour la CSFD du 4 juillet au 4 octobre 2001 et, de ce fait, son salaire n’était pas clairement fixé durant cette période. Il est donc presque impossible de distinguer l’argent volé du salaire mérité.

Nous tenons à remercier à l’avance les nombreux commerçants de Yellowknife qui feront de cette soirée un succès.

Nous vous attendons en grand nombre!

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370

FIRST AIR

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4 L'AQUILON, 11 FÉVRIER 2005

toria

’est une

de ces semaines...

Il y a des semaines, c’est plus dur d'écrire l'éditorial. On regarde les articles et soit qu'ils n’inspirent abso- lument rien ou bien qu'ils traitent de sujets ayant déjà fait l’objet d’un édi- torial. C’est le cas cette semaine. Un

petit mot alors sur chacun d’eux.

Le Canada ne sera vraisemblable- ment pas prêt pour rencontrer les objectifs fixés dans le Protocole de Kyoto. Plutôt que de se retrousser les manches, il décide de rabaisser ses attentes. Les militants écologistes pointent du doigt les relations étroites du gouvernementavecles srandesindustries polluantes qui ont dans leur poche tous les partis de droite tant au Canada qu’à l'étranger. Ces mêmes dirigeants à la Bush, qui, Bible à la main, mènent la lutte à la décadence. Vous vous souviendrez peut- être, il y a de ça quelques années, de la campagne menée par des extrémistes de droite des Etats-Unis afin que les professeurs exercent des pressions sur leurs élèves pour qu'ils dénoncent leurs parents si ces derniers étaient des «drogués». Et bien, je veux bien lancer une campagne similaire mais avec les parents pollueurs comme cible de choix. Les professeurs pourraientnonseulementinciter les élèves à devenir de bons citoyens du point de vue de l’environnement, mais ils pourraient aussi dénoncer les parents de ces enfants : « Ton Papa, le pdg de Gizmo Corp. eh bien, c’est une ordure!»

Le responsable de l'hôpital de Hay River a expli- qué la position de son établissement hospitalier. Seul petit détail manquant : se sont-ils excusés? C'est à suivre!

Alain /Sessette

Je me sens un peu coupable de me retrouver à ap- puyer un responsable de l’industrie de la fourrure face à un groupe de pression, bien intentionné, mais quine correspond à aucune priorité de ma vie. Je me

consolerai devant un bon gros steak d’orignal tué oo cet hiver par un membre de ma famille. Saignant, Le Protocole de Kyoto entre en vigueur le 16 février prochain. 9. VF a [ APRÈS LES DNOSADRES, LE HOCKEY 7 | b | i Je m'abonne! CEST UN BÂTON 3 ; POUR EXTRARE LE | in 2an Nom: i CAOUTCHOUC DE LA AAC. | Individus: 30$ L 50$ O Adresse: l PARAIT QUE CA POUVAIT ETRE I Institutions: sos 0O 7060 i TRES PAYANT, ASLE | VEUX TENPS o [ Son ; one H SIENS Adressez votre paiement au nom de L'Aquilon: | US STE PAOR QUPAIEMERE C.P. 1325, Yellowknife, NT, X1A 2N9 i EE e a —" a e e E, S a S, " A G E S e E A a a

) _ C.P.1325, Yellowknife, T.N.-O., XIA 2N9 L © LLC r2 Tél. : (867) 873-6603, Télécopieur : (867) 873-2158 RNE ei pe C.P. 4612, Hay River, NT, X0E ORO

Tél. : (867) 444-2242, Téléc.: (867) 874-2158 Courrier électronique : aquilon(@internorth.com Sur le web : www.aquilon.nt.ca

Rédacteur en chef : Alain Bessette Collaborateurs et collaboratrice :

Journalistes : Batiste W. Foisy Geneviève Harvey, Jacqui Gagnon

L’Aguilon est un journal hebdomadaire publié le vendredi à 1000 exemplaires. L'Aquilon est la propriété de la Fédération Franco-TéNOise par le biais de la société les Éditions franco-ténoises/L'Aquilon et est subventionné par Patrimoine canadien.

Sauf pour l’éditorial, les textes n’engagent que la responsabilité de leur auteur(e) et ne constituent pas nécessairement l’opinion de L’Aguilon. Toute correspondance adressée au journal doit être signée et accompagnée de l’adresse et du numéro de téléphone de l’auteur(e). La rédaction se réserve le droit de corriger ou d’abréger tout texte. Dans certains cas les circonstances le justifient, L’Aquilon accèdera à une requête d’anonymat. Toute reproduction partielle est fortement recommandée à condition de citer la source. L’Aquilon est membre associé de l’ Association de la presse francophone (A.P.F.). ISSN 0834-1443.

ADE --_ _ = 1-800 a repco Et 411-7486

la fin étant généralement placée au-dessus de la ligne, en caractères plus petits et sans point final comme dans Mme pour « Madame». Dans les textes manuscrits ou courants, on admet la graphie sans caractères en exposant (ltée pour « limité », et non ltée).

Dans le premier type d’abréviation, on coupe généralement après la

T G.:

uz le bout de la

E omment abréger en français

Annie Bourret

Le français abrège les mots depuis le Moyen Âge, par souci de ce que les linguistes appellent Péconomie linguistique (traduction en langage de

tous les jours : la loi du moindre effort!).

Le plus souvent, le fran- çais abrège un mot de deux façons : 1) on conserve une ou quelques-unes des premières lettres du mot, suivie(s) d’un point comme dans M. pour « Monsieur » et boul. pour « boulevard »; 2) on retran- che les lettres du milieu,

première consonne (vol. pour «volume »)ou le pre- mier groupe de consonnes (coll. pour «collection »). Dans le second type, on conserve la lettre finale (M e pour « maître ») ou plusieurs lettres pour ne pas prêter à confusion (Stes pour « saintes » ou rte pour « route »). Evidemment, on n’y coupe pas (!), le français connaît toujours des ex- ceptions à la règle. C’est sans doute pourquoi les abréviations correctes de pied et de pouce,encoreau cœur de l’usage au Canada

malgré l’adoption du sys- tème métrique, s’écrivent pi et po, c’est-à-dire sans point abréviatif.

Les symboles font partie des mécanismes d’abréviation. Ils s’écri- vent sans point et sont considérés comme étant internationaux. C’est ce qui nous vaut entre autres cette bizarre série de sym- boles de provinces etterri- toires canadiens ne corres- pondant absolument pas à leur abréviation française correspondante, notam- ment NB et N.-B. pour Nouveau-Brunswick, ou BC et C.-B. pour Colom- bie-Britannique.

Les sigles et les acro- nymes servent à abréger des groupes de mots en retenant la première let- tre des mots importants du groupe. Ainsi, la TPS représente la taxe sur les produits et services et PONU l'Organisation des Nations Unies. TPS estun sigle dont on prononce

=) 0

|3 À |

les lettres une à une, tout comme PME (petites et moyennes entreprises). ONU est un acronyme au sens français du terme, soit un sigle dont l’abré- viation se prononce com- me un mot ordinaire, tout comme l’ACDI (Agence canadienne de coopéra- tion internationale). Sans être incorrecte, la graphie des sigles et des acryno- mes avec les points tend à tomber en désuétude et, au Canada, on indique l’ac- cent des majuscules.

Il existe deux autres

L'AQUILON, 11 FÉVRIER 2005 35

types d’abréviation plus rares mais qui ont des ré- percussions sur le lexique. L'emploi de prof (pour professeur) et de maths (pour mathématique) il- lustre bien l’apocope, qui consiste à laisser tomber les dernières syllabes d’un mot. En voici d’autres exemples très courants : métro (politain), auto (mobile), stylo (graphe), etc. À l’opposé, l’aphérèse consiste à couper les pre- mières syllabes. L’aphé- rèse est peu courante et ne semble pas relever

Coupons court

aux soins de** no

avenue (et non ave) c’est-à-dire curriculum vitæ centimètre, kilomètre docteur, docteure

pi, po qqch. téléc. Wh Yn

Île-du-Prince-Édouard

janvier

de l’usage canadien, en tout cas, d’après les rares exemples que j’en ai, notamment (auto) bus et (amé) ricain. Le (World Wide) Web en estun exem- ple récent et international, encore qu'emprunté à l'anglais.

En terminant, même s’il semblerait logique en français à cause des mots brièvementetabréviation, le verbe abrévier est un anglicisme courant formé sur to abbreviate. Le verbe correct est abréger, com- me mon titre en fait foi.

numéro

pied, pouce quelque chose télécopieur wattheure Yukon

** La barre oblique est rare dans les abréviations françaises.

CURRIER

DU LECTEUR

Se défiler de Kyoto

Le ministre Efford de Ressources naturelles Canada a annoncé récemment que le Canada entend encore une fois assouplir l’obligation selon laquelle ses plus grands responsables d’émissions de gaz à effet de serre doivent réduire leurs émissions d’ici1 2012. Une fois encore, nous rougissons de honte et de mépris face au Canada. Serait-ce que nos gouvernements s’en balancent?

L’actuel manque de leadership du gouvernement nous a fait hériter d’un cabinet fédéral qui encore une fois mine la participation du Canada au Protocole de Kyoto. Ils ont déjà perdu sept ans de possible prépara- tion pouvant mener à une participation significative. En effectuant cette manœuvre à la toute dernière minute avant la mise en application du protocole —une décision sans doute prise de concert avec l’industrie ils tentent d’étouffer la résistance.

Les chefs politiques du Canada nous ont astucieuse- ment vendu l’idée de Kyoto tout en servant leurs maîtres de l’industrie et en faisant le moins possible afin de mettre le protocole en application ou de s’y préparer. Malgré le soutien d’une majorité écrasante de Cana- diens, malgré nombre de rapports sur les changements climatiques et malgré les conséquences observables ici et maintenant, ces soi-disant leaders continuent de vendre la population ainsi que son avenir à savoir par cette toute récente mascarade, protégeant encore les plus grands responsables des émissions de gaz à effet de serre (les grandes compagnies).

APPEL D'ŒUVRES ARTISTIQUES ART POSTÉ / MAIL ART Projet pan territorial de lutte contre le tabagisme

Thème: ACCROMORPHOSE

ACCRO: dépendance et MORPHOSIS: forme

Cocktail chimique, dépendance, identité, rébellion, coût de santé, plaisir maudit. On dit que ce fléau de société tue —… plus que toute autre toxicomanie, tout autre habitude de mn consommation.

Exprimez-vous sur ces différentes métamorphoses qui

accompagnent la cigarette: physique, sociale, mentale, E environnementale et économique. Poésie, Prose, bricolage, dessins, photographie, c'est à votre choix !

Taille et médium : libre Date limite: 10 mars 2005

Catalogue envoyé aux participantes et aux participants Exposition au Yukon, TNO et Nunavut

Bienvenue à tous et à toutes!

La production de ce projet d’art posté a été rendue possible grâce à une contribution financière provenant de Santé Canada.

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SVP, faire parvenir votre oeuvre à:

réseau

TNO SANTÉ

en français Accromorphose/ PCS

302 rue Strickland, bureau 800 pa ASSOCIATION DES Whitehorse, Yukon, Y1A 2K1 | À | FRANCOPHONES N a,

UNUNAVUT Info : francosante@yknet.ca

Partenariat communauté en santé (PCS)

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Trad lib Images : Fractal Scream et Coco Head par Kyotei zaduction libre

6 L'AQUILON, 11 FÉVRIER 2005

Re ee RL EE 2 l | l l l CHRONIQUE TNO SANTÉ LES DOMANICRES ER CULLE ` Jean de Dieu Tuyishime, MD, MSc PR, D U ENTRE DU P, 4 TRIMOINE z Coordonnateur Réseau TNO Santé en français TN O SANTÉ I C. l l en français | 1 RINCE-DE-GALLES | MALADIES CARDIOVASCULAIRES S P. 80 % de la population canadienne est à risque i Selon le rapport publié en 2003 par la Fondation des maladies du coeur du Canada en Changements Bélugas collaboration avec Santé Canada et la Société canadienne de cardiologie, huit Canadiens H . ; et Canadiennes sur dix affichent au moins un facteur de risque associé aux maladies climatiques (ou baleines r cardiovasculaires (MCV). Plusieurs facteurs de risque de MCV comme le tabagisme, I Celébra tion bla nches) I la sédentarité, l’embonpoint et l’hypertension artérielle, sont aussi communs à plusieurs I pe l maladies chroniques A aa le cancer et le diabète. i I fam il I al | de la mer de Beaufort ; Selon le Dr Paradis, porte-parole de la Fondation des maladies du coeur, une des tendances Le 13 février, de la n à 16h Le 6 mars, de 14hà16h : les plus alarmantes est la croissance de la prévalence des facteurs de risque chez les i Venez découvrir les défis et les Lois Harwood, du ministère des i jeunes Canadiens et Canadiennes. «Il s’agit vraiment d’une bombe à retardement». Au į Possibilités des changements Pêches et des Océans, nous l Canada, en 2001, 33 % de tous les décès survenus chez les hommes canadiens et 35 % des y climatiques avec Ecology North. donnera une présentation pratique 1 décès survenus chez les femmes canadiennes ont été causés par une maladie cardiaque, ı Ily aura des activités pratiques pour | sur les bélugas de la mer de I une maladie des vaisseaux sanguins ou un accident vasculaire cérébral. Le coût associé à les enfants, des spectacles et une Beaufort. passent-ils leurs hivers, ces MCV se chiffrait à plus de 18 milliards de dollars pour l’année 1998. tête d'anniversaire pour célébrer leurs étés? Quel est le cycle de j Comment se prévenir d’une maladie cardiovasculaire? į le Protocole de Kyoto sur les vie d'un béluga? Comment les i Il y a des facteurs de risque que vous ne pouvez pas changer : ı changements climatiques. scientifiques et les chasseurs ont-ils 1 - Les antécédents de maladies cardiovasculaires au sein de votre famille immédiate I Venez voir le bébé Kyoto! travaillé ensemble pour étudier les l - l’âge : Vos risques de maladie cardiovasculaire augmentent avec l’âge; | Histoires bélugas? Comment les Inuvialuit -le sexe : les hommes ont plus de chances de développer une MCV à un plus jeune âge que | Le20f svrier utilisent-ils le béluga? Amusez-vous l les femmes. Toutefois, les femmes ont beaucoup plus de chances de développer une maladie l Er énormément! l cardiaque après la ménopause car leur corps ne produit plus autant d’oestrogène. | p n h | l Par ailleurs, il y a de nombreux facteurs de risque sur lesquels vous pouvez agir. I | 4. He y Al I - Tabagisme les chances de développer une maladie cardiovasculaire augmentent si s A Aur ores re i S | k vous fumez. EDS - Hypertension artérielle Faites vérifier votre tension artérielle par votre médecin. | du patrimoine de la ville de o, Lumi Ere $cin antes - Cholestérol sanguin élevé : a) réduisez la quantité de matières grasses dans votre I a Rss cet sa de Yellowknife l régime alimentaire, b) augmentez la teneur en fibres, puis c) restez actif physiquement. b SPIP RARES S Le 13 mars, de 14hà16h -Diabète : a) prenez vos médicaments comme indiqués; b) gérez soigneusement votre P EATA Elles dansent, tourbillonnent et régime alimentaire; c) faites régulièrement de l’activité physique; d) maintenez un poids | L ieu x sacrés ondulent, mais que savons-nous À raisonnable. L {5 27 février de 14 RATÉ vraiment des aurores boréales BAN - Mode de vie sédentaire : Essayez d’être actif tous les jours de la semaine. I Paii souligner RE étonnantes de Yellowknife? IC) - Poids excessif : Combinez l’activité physique régulière et un régime alimentaire patrimoine joignez-vous à Fred Joignez-vous à James Pugsley de équilibré riche en grains entiers, en légumes, en fruits et faible en matières grasses. | Sangris et Fe Anés dines Astronomy North pour savoir ce i - Stress : faites des activités qui vous débarassent de votre stress journalier. l Yellowknife pour en qui rend les aurores boréales au- l I apprendre davantage dessus notre ville si spectaculaires. 1 «Une once de prévention vaut bien plus qu’une livre de traitement dans I E T A Informez-vous sur la nature et la l ce cas», déclare Dr Gilles Paradis. i de cette région. Fred culture des cieux de Yellowknife et i Sources : Santé Canada, Fondation des maladies du coeur du Canada I nous présen lera _ découvrez comme il est facile de 4 | amdrdite à l'aide-dle capturer les expériences boréales | La Chronique TNO Santé est préparé par le Réseau TNO Santé en-français. l diapositives et de OEVERS SUAIN espace d'échanges et de conseils utiles pour nous responsabiliser et nous no l savoir traditionnel. l en meilleure santé. Vous pouvez nous communiquer les sujets en rapport av l l vous intéressent, il nous fera plaisir d’en traiter d'avantage avec l'aide des p l l concernés par les sujets. L'adresse pour nous joindre: I as l 5016, 48° Rue, C.P. 1325 Yellowknife NT X1A 2N9 | l rentioires du CENTRE | Téléphone : (867) 920-2919, Télécopieur : (867) 873-2158, courriel : santef@fra ' Nord-Ouest Éducation, Culture et Formation BEPTENTRIONAL J b m m a å å å å å å å å å å å å å a‘ M M å å å å M M M M M M M M ‘M ‘a l

-VO Qu'en pensé uso À votre avis, les immigrants vivant en milieu minoritaire, vivent-ils les mêmes défis (i.e. reconnaissance des acquis, accueil, etc.) que la majorité des Canadiens dans ces com- munautés ?

L OUI I NON

Sondage en ligne Pour répondre : WWW.journaux.apf.ca

70 % ont répondu OUI et 30 % ont répondu NON à la question suivante : À votre avis, grâce aux initiatives développées, l'immigration francophone en milieu minoritaire 1ra-t-elle en s’accroissant au cours des cinq prochaines années ?

du Canada

communautaires

L’immigration dans l'Ouest : les francophones s’y intéressent

a Colombie-Britannique est L re des provinces cana-

diennes qui accueille le plus d’immigrants chaque année. Selon le dernier recensement, 370 615 per- sonnes ont immigré dans la province entre 1991 et 2001. Dans l’agglo- mération de Vancouver, quatre rési- dents sur dix sont nés à l’extérieur du Canada.

Il n’est donc pas surprenant de constater que les organismes franco- phones de la Colombie-Britannique, tels qu’Éducacentre et la Fédération des francophones de la Colombie- Britannique (FFCB) décident de plonger tête première dans ce dos- sier.

De concert avec Citoyenneté et Immigration Canada (CIC), la FFCB a lancé, le 18 janvier dernier, son plan d’action 2004-2009 pour favoriser l’immigration francophone dans cette province.

« Les actions qui permettront une meilleure intégration des nou-

veaux immigrants et immigrantes francophones sont nombreuses, mais réalisables. Les partenariats présen- tement en cours entre les différents ministères fédéraux, provinciaux et les organismes intervenant de près ou de loin avec les personnes immi- grantes nous laissent présager que les actions seront menées à terme et que les résultats qui en découleront seront positifs », a affirmé la présidente de la FFCB et membre du comité di- recteur national CIC-Communautés francophones en situation minori- taire, Michelle Rakotonaivo.

M™ Rakotonaivo se montre optimiste : « Nous avons un énorme travail devant nous, mais nous avons plusieurs années pour y arriver. »

Parmi la série d’initiatives que comptent réaliser les intervenants, notons l’objectif de reconnaître davantage les diplômes et l’expé- rience professionnelle des nouveaux arrivants.

De ce côté-là, il ne sera pas

nécessaire de réinventer la roue puisqu’Éducacentre, un centre de ressources pour la recherche d’em- ploi et la formation des francopho- nes, joue un rôle important : celui de l’intermédiaire entre l’immigrant francophone et les intervenants (as- sociations professionnelles, organis- mes, institutions, etc.).

Au fil des ans, compte tenu d’une demande accrue de la clientèle im- migrante francophone, Éducacentre a même été obligé de revoir sa façon de procéder dans son offre de servi- ces aux immigrants francophones. « Auparavant, les immigrants fran- cophones devaient rencontrer nos conseillers à l’emploi. Maintenant, tout passe par les conseillers en orientation », indique Annie-Pierre Auger d’Éducacentre. « Des rencon- tres individuelles ont lieu et elles per- mettent de découvrir les immigrants, leur formation, leur diplôme, leur expérience », souligne M™ Auger.

Cette analyse est essentielle pour

déterminer les étapes subséquentes qui mèneront à une éventuelle re- connaissance des acquis. Habituel- lement, une première démarche est effectuée auprès des associations professionnelles puisqu'elles ont tou- tes leurs propres critères d’adhésion. En découle une série de possibilités : passer les examens nécessaires, effectuer une remise à niveau, re- tourner à l’école pour compléter sa formation, etc.

Il est plutôt difficile de dévelop-